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Les démocrates chrétiens à l’origine du groupe UC

Le groupe de l’Union Centriste puise ses sources dans le mouvement de la démocratie chrétienne qui existe depuis le XIXéme siècle et qui en 1924 sera à l’origine de la création du Parti Démocrate Populaire.
Aussitôt, des liens sont tissés avec des organisations animées par l’esprit du catholicisme social, telles que le Confédération des travailleurs catholiques français (CFTC), les Jeunesses ouvrières, agricoles et étudiantes chrétiennes (JOC, JAC, JEC).

Le centrisme est au cœur de la IVème République

La seconde guerre mondiale est à la fois un tremplin et un facteur d’évolution doctrinale pour le courant démocrate chrétien. Composant essentiel du tripartisme puis de la troisième force, le MRP (Mouvement Républicain Populaire) est un élément moteur de la IVème République et de sa politique.
Dans l’immédiat après-guerre, son poids électoral lui permet de participer à l’élaboration de la nouvelle Constitution dont se dote la France.

Progressivement, le MRP parvient à faire du Sénat "l’Assemblée des communes de France".
De plus, la proximité doctrinale des parlementaires et des dirigeants du MRP présents dans les instances dirigeantes, ajoutée à la structure forte du parti, permet aux conseillers républicains populaires de relayer efficacement la politique menée par leurs confrères au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale.

Durant cette période, les effectifs du groupe sénatorial des républicains populaires sont stables, voire en progression, signe de l’implantation locale croissante des démocrates chrétiens dans leurs régions forces (grand Ouest, Nord-Est, Sud du Massif Central et Sud-Ouest). Cette tendance va se confirmer sous la Vème République et faire du Sénat le lieu d’expression privilégié des convictions centristes.

1958-1981: entre opposition et force de gouvernement

Le MRP, à l’origine solidaire du Général de Gaulle dans la réforme constitutionnelle et la politique algérienne, entre en 1962 dans l’opposition. Cette posture difficile condamne le MRP mais permet l’émergence d’un centre renouvelé sous l’impulsion de Jean Lecanuet.

Le Centre démocrate réussit à s’implanter localement et permet aux centristes d’augmenter leurs effectifs et leur influence au Sénat. Le progressif effacement de l’héritage gaulliste va leur permettre de rejoindre la coalition de droite au pouvoir sous le septennat de Valéry Giscard d’Estaing et de retrouver une place au Gouvernement. Se forge alors une alliance étroite entre le Parti républicain du président et le Centre des démocrates sociaux, descendant direct du MRP, qui conserve son identité chrétienne et sociale et accroît ses positions au Sénat. En rejoignant la majorité, le centre se réunit dans le CDS (centre des démocrates sociaux) puis s’élargit avec la création en 1978 de l’UDF.

Au Sénat, un intergroupe UDF, présidé par Adolphe Chauvin jusqu’en 1986, est créé pour coordonner de manière plus formelle les votes de l’UCDP (union centriste démocratique et populaire) et des RI (républicains indépendants). Le centre, démocrate chrétien et indépendant, domine alors le Sénat, qui va se transformer en une tribune d’opposition après l’arrivée de la gauche au pouvoir.

1981-2004: un groupe au cœur du système de décision sénatorial

La victoire de la gauche à la présidentielle de 1981 contraint le centre à une coalition étroite avec la droite traditionnelle. Pourtant, le groupe centriste du Sénat poursuit son œuvre constructive et originale dans la ligne de l’héritage démocrate chrétien, et le CDS se réforme en vue de la conquête du pouvoir.

Au Sénat, ce sont les centristes qui mènent la majorité sénatoriale grâce à leur supériorité numérique (65 sénateurs UCDP). Au renouvellement partiel de 1983, la droite et le centre progressent et l’UDCP atteint son apogée numérique avec 71 sénateurs. Le groupe prend alors l’appellation d’Union Centriste. En octobre 2002, suite à la création de l’UMP et à la scission provoquée au sein de l’UC, émerge un nouveau groupe de l’Union Centriste. Présidé par Michel MERCIER, sénateur et président du Conseil général du Rhône, il maintient ses spécificités et une forte influence dans les commissions où s’élabore désormais la politique de la Haute Assemblée.

Lors du renouvellement triennal de septembre 2004, Michel Mercier a été réélu à la présidence du groupe. Jean Arthuis (Mayenne) occupe la présidence de la commission des Finances et Nicolas About préside la commission des Affaires Sociales.


Aujourd’hui, le groupe centriste-UDF rassemble des élus au profil rajeuni et féminisé: Sur 33 sénateurs, 7 sont des femmes et 23 d’entre eux effectuent leur premier mandat.



UNION CENTRISTE - UDF
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